Tragédie et comédie : deux représentations de la pauvreté et de la marginalité dans le théâtre acadien contemporain

Denis Bourque

Résumé


Le théâtre acadien contemporain est né de façon fulgurante avec une mise en scène à la fois tragique et comique de la pauvreté et de la marginalité sociale. Pour la première fois en Acadie, Antonine Maillet, dans Les Crasseux et La Sagouine : Pièce pour une femme seule, donnait, dans leur langage propre, la parole aux miséreux, aux exclus, aux parias de la société. Cette représentation de la pauvreté et de la marginalité comme étant à la fois tragique et comique s’est poursuivie dans le théâtre acadien. On la retrouve dans la pièce Le Djibou de Laval Goupil, par exemple, créée en 1975 et réécrite pour une nouvelle représentation en 1997 sous le titre de Le Djibou ou l’Ange déserteur. Dans les années 2000, Herménégilde Chiasson et Marcel-Romain Thériault reprendront ce thème de la pauvreté et de la marginalité en Acadie, Chiasson le fait de façon directe et comique dans Laurie ou la vie de galerie (2002), puis de façon tragique dans Le Christ est apparu au Gun Club (2005) ; Thériault, pour sa part, n’accorde la parole à ceux-ci que de façon indirecte et tragique dans Le filet : Une tragédie maritime (2009).

Mots-clés


Théâtre; Acadie; Maillet, Antonine; Goupil, Laval; Chiasson, Herménégilde; Thériault, Marcel-Romain

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DOI: http://dx.doi.org/10.26522/vp.v9i1.588

ISSN 1925-0614